« contempler le monde pour mieux agir, et agir pour mieux le contempler » St Ignace de Loyola
La phase contemplative continue…
La vie au centre
Et oui, quand même, on est là pour ça !!! Là encore il faut du temps pour s’adapter, aux enfants, aux horaires (on déjeune à 11h30, je ne vous dis pas la fringale pendant les cours de chinois après..) et aux lieux.
Le centre appartient à un ensemble de maisons pour personnes handicapées fondées par la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (CICM) en 1955 . Ils sont répartis dans Taipei en fonction des ages et handicap.
Ici les 20 enfants ont l’âge de la maternelle, et la majorité est autiste. Un enfant est trisomique, et 5 enfants sont atteints de pathologie motrice. Le degré de handicap mental est très variable selon les enfants, en règle général le langage n’est pas très développé alors que la plupart ont 5 ans. Il est difficile pour moi encore de comprendre leur passé familial et médical, en général j’ai compris le handicap résulte souvent de problème de consanguinité : à Taiwan les différentes ethnies (hakka, aborigènes…) vivent entre eux et se marient entre eux…
Le centre est composé de 4 salles les unes au dessus des autres.
RDC : salle de musique et cuisine. C’est la que j’ai installé ma « table » car les enfants n’y viennent que l’après-midi
1er : salle de gym : sur fond de matelas mousse partout on peut accrocher des balançoires ou autre. Le but étant de développer la motricité on fait souvent des parcours du combattant !! passant par le toboggan et atterrissant dans une piscine de boules . On joue avec les couleurs, les formes, les poids des objets.
2eme : salle des petits
3ème : salle des moyens
Ils sont 3 à 4 par table où une « laoshi », disons maitresse, s’occupe d’eux à tour de rôle pour leur faire faire des activités à but éducatif (exemple : enfiler un habit, passer un bouton, empiler des objets, dessiner…)
4ème : dentiste. Je n’ai pas encore très bien compris comment ça fonctionne, il est là 2 jours par semaine il me semble, et traite des enfants de tous les centres qui viennent là.
Les séances d’ostéopathie se mettent peu à peu en place avec les parents qui y assistent, et la caméra du centre (de quoi mettre à l’aise..) Difficile pour moi de communiquer, autant pour expliquer ce que je fais que pour avoir des renseignements sur le passé de l’enfant et sa vie à la maison. Je me laisse guider par mes mains !!! C’est pour l’instant le moyen le plus sûr d’avoir les informations.. Quand les enfants se laissent faire, ce qui n’est pas toujours le cas, parfois on se livre à une vraie bataille, voire je finis par faire le traitement par terre ! les parents sont très interessés, j’ai hâte de parler plus pour échanger avec eux.. Le père François est venu un matin traduire mes explications devant la caméra pour la réunion des parents, ce qui va je pense bien aider… bref la communication ce n'est pas encore ça, mais tout va bien!!